les grandes villes ne sont pas ma tasse de thé, mais Palma de Mallorca vaut le détour. C’est une ville plutôt calme et très agréable. De plus, on y trouve tout et surtout de quoi réparer et approvisionner le bateau pour la traversée océanique qui nous attend.
Palma est la dernière grande ville de notre itinéraire avant de nombreux mois, notre dernière chance de trouver les quelques cartes marines qui nous manquent et les quelques pièces de rechange indispensables et introuvables dès lors que l’on a franchi le Détroit de Gibraltar.
Ce qui vous attire le regard immédiatement en arrivant à Palma, c’est sa cathédrale colossale qui s’élève au fond de la baie, comme une couronne sur la ville, jaune, gothique, massive. C’est la première chose que l’on distingue de l’horizon lorsqu’on vient du large – et par conséquent la dernière image de la civilisation quand on s’en éloigne.
De tapas bar en tapas bar, nous découvrons les labyrinthes de petites rues et places ombragées par des palmiers, platanes, ficus et toute la mosaïque des ombrifères méditerranéens.
Sans idée précise, nous nous laissons guider par les Palmasanes, entre les sculptures de Joan Miró et les murailles maures ou les tours aragonaises.
Souriants et contents de vous aider à trouver le bon autobus ou le petit restaurant authentique, nos guides ne sont pas toujours espagnols, Palma est une ville très cosmopolite où le monde entier aimerait vivre et beaucoup ont choisi d’y résider définitivement. Beaucoup d’Allemands, parce qu’ils peuvent, (non ils ne portent pas des tongs avec des chaussettes, enfin, pas tous), des Français-qui-peuvent (il y en a, mais ça se raréfie), parce que c’est toujours mieux ailleurs, des Anglais, parce que là où il y a du soleil, les Anglais restent. Il y a même un shipchandler (voir définition dans abécédaire) qui m’a donné ses prix en livre.
Notre prochain rendez-vous avec les Baléares sera Ibiza.
Excellent article. I am going through some of these issues as well..